De retour d’Argentine et du mont Pissis, je reviens chargé d’images et d’émotions multiples.
Je m’attendais à une aventure forte.
Mais ici, c'est le groupe et la solidarité qui ont fait la différence.
Fini de parler de handicap, de prothèse ou de différence.
Notre seul but fut le sommet.
Mais très vite, nous avons pu mesurer l’ampleur de la tache.
L'acclimatation fut lente et difficile et dès les premiers jours, Fabien, le plus jeune du groupe dut nous quitter pris par le mal des montagnes et un risque avancé d’œdème cérébral.
Pendant notre ascension, j'ai eu beaucoup de doute. Ma prothèse m’a lacéré et mon moignon a souffert, remettant en cause l' ascension du sommet. Mais le groupe m'a aidé à aller plus loin sans prendre le moindre risque médical.
J'ai cependant stoppé l'aventure à plus de 5700m soit à hauteur équivalente du Kilimandjaro.
Un pied au sommet, c'est transformé en une histoire plus personnelle "A chacun son sommet".
Seule Marianne Chapuisat et un guide verront le sommet. Eric Lecomte aura posé le sac à la même altitude que moi et Frank Bruno atteindra 6400m. Mais chaque membre du groupe a donné le meilleur de soit même sans mettre en péril l' autre...
La montagne décide! Ici la mort guette l'imprudent et une plaque commémorative rappelle qu'un jeune Anglais est décédé en 2007.
Le jour de la tentative du sommet, un homme a été porté disparu.
La vie est trop belle pour mériter de mourir.
La sagesse est d’admettre que l'exploit est ailleurs.
"Un Volcan s'est éteint... Une flamme s'est ravivée."
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